JOURNEE DU 19 DECEMBRE DES POINTS MARQUES

Le 19 décembre 2017, la CGT a appelé l’ensemble des salariés de la restauration ferroviaire à une journée de grève et à un rassemblement afin de faire entendre notre revendication de rattachement à la convention collective de la branche ferroviaire.En dépit du refus de la CFDT, de FO et de SUDRAIL de participer à cette action, comme à d’autres auparavant, une partie importante du personnel s’est sentie concerné.

Le rassemblement se tenait sur le lieu de réunion de la commission mixte paritaire de négociation de la convention Collective de la Branche Ferroviaire appuyant ainsi, les interventions en notre faveur de la Délégation CGT.

L’ensemble des organisations syndicales cheminotes étaient présentes (CGT, CFDT, UNSA, FO, SUDRAIL, CFTC). Pour bien signifier la volonté de la CGT d’intégrer le personnel de restauration ferroviaire, la délégation CGT avait incorporé un représentant la restauration ferroviaire.

Ci-dessous un extrait de la délibération CGT :

Le rassemblement de ce jour, rassemble bien au-delà des personnels de Colas Rail, les personnel de la Restauration Ferroviaire sont eux aussi largement mobilisé ce jour par la grève pour revendiquer leur attachement à la CCN du Ferroviaire.

Dans la foulée de la précédente loi travail, en janvier 2017, c’est la suppression de la branche d’activité « Restauration Ferroviaire », servant de référence pour la Convention Collective pour la Restauration Ferroviaire.

Le ministère propose un rattachement à la Convention Collective de la Cafeteria…

Même si la CCN de la Restauration Ferroviaire continuera à s’appliquer jusqu’en 2019, il est urgent de sortir de ce « no man’s land » sans que cela se traduise par une dégradation des conditions sociales. Un exemple de plus du dumping social et de l’obsession d’abaisser sans cesse le coût du travail.

La loi El Khomri a déjà fait tomber l’article 20-2 de la convention qui garantissait en cas de transfert de personnel, le maintien des avantages acquis. Demain, seule la rémunération annuelle sera garantie (rendant caduque l’accord NRF).

En cas de changement d’employeur, si un accord de substitution n’est pas trouvé, les avantages acquis disparaissent au bout de 15 mois. (c’est la porte ouverte à tous les chantages).

C’est pour quoi, la CGT Cheminots, réclame le rattachement à la Convention Collective de la Branche Ferroviaire, dont le champ d’application couvre les cheminots du GPF et ceux des Entreprises Ferroviaires privées opérant sur le Réseau Ferré National, et ceux, tout en maintenant les spécificités et les droits actuels. Effectivement, ce n’est pas la restauration qui définit le métier, mais le fait de travailler sur le rail, avec ses contraintes et ses aléas d’exploitation.

C’est possible et souhaitable, en dépit d’un champ d’application de la CCN qui, en l’état, ne couvre pas les personnels de la Restauration Ferroviaire, mais qui peut évoluer. Si Colas Rail a fini par adhérer à l’UTP (syndicat patronal des transports ferroviaire), les entreprises de restauration ferroviaire peuvent le faire également.

La CFDT, bien que n’appelant pas au soutient des salariés, a fait une déclaration demandant également notre rattachement à la CCN du Rail. FO, SUDRAIL, UNSA et CFTC n’en ont pas parlé.

Les représentants patronaux ont déclaré que la situation des salariés de la Restauration Ferroviaire, de la Manutention Ferroviaire et de VFIL (réseaux secondaires) qui sont concernés par la disparition de leur CCN et travaillent dans le domaine ferroviaire, serait abordée après que la CCN ait été finalisé.

Si cette réponse ne nous satisfait pas, nous constatons qu’avec nos actions répétées, la position de l’UTP a évolué. En effet, lors des précédentes réunions, la question de notre intégration était balayée d’un revers de manche.

Comme quoi, la lutte paye. Celle-ci est de longue haleine et d’autres mobilisations seront nécessaires mais nous y arriveront.

Une intersyndicale au complet permettrait sans doute, de faire réfléchir plus vite le patronat. A moins d’être rattaché par le biais d’une annexe, la position d’attente des autres OS a pour conséquence que nous n’avons pas notre mot à dire sur les négociations en cours en y intégrant nos spécificités.

Tract à diffuser :

tract sur la grève du 19 décembre 2017

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *